Se renouveler

Dans l’intense Pleine Lune dans laquelle nous sommes jusqu’au 8 octobre prochain, une citation m’a accrochée et j’en ai fait un petit carton d’inspiration. Je découvre cet auteur et motivateur Steve Maraboli

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Note: Dr. Steve Maraboli est un scientifique comportemental spécialisé dans la psychologie de motivation, la dynamique de leadership, et la mentalité de pointe de performance. Conférencier, auteur et observateur social populaire.

Mes bonnes lectures d’été

… le genre de roman qui vous laisse cette émotion …

Le mois d’août vient de commencer. Plusieurs ont déjà terminé leurs vacances et d’autres les entament tout juste.

Les livres et les bons romans sont nos compagnons de vacances très souvent les plus fidèles dans les grandes chaleurs où la farniente s’impose. Mais la farniente est aussi aimée lors de nos weekends ou bien lors d’une pause rétablissement d’un malheureux épisode de santé, où nous laissons le temps au temps de faire son œuvre.

J’ai été plutôt chanceuse cet été avec de très bons romans qui ont nourri de très heureux moments de lecture. Chanceuse parce qu’il m’arrive d’avoir des attentes extraordinaires avec des romans aux prévisions favorables mais que j’abandonne en cours de lecture pour toutes sortes de raisons.

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Mon premier livre que je veux vous partager ici c’est le livre de David Foenkinos, Vers le bonheur paru chez Gallimard cette année. Ce livre est un bonheur, tout simplement. C’est le genre de roman qui vous laisse cette émotion vaporeuse qui vous habite longtemps après avoir refermé le livre. Quand je lis un petit bijou comme celui-là, je reste en suspend et je referme le livre très lentement comme si je voulais rester à l’intérieur encore un peu pour m’y recueillir. Résumé du couvert:  » Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d’Orsay. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu’il vient d’éprouver. Pour survivre, cet homme n’a trouvé qu’un remède, se tourner vers la beauté. Derrière son secret, on comprendra qu’il y a un autre destin, celui d’une jeune femme, Camille, hantée par un drame  ».

Ma deuxième lecture est le roman de Durian Sukegawa, Les délices de Tokyo, en format Livre de Poche. Ce roman porte bien son titre car c’est un véritable délice le lecture. Un délicatesse de ton dans une histoire d’humanité touchante. Un jeune garçon Santarô retrouve le sens de sa vie grâce à une vieille dame Tokue qui sait si bien préparer les dorayaki, ces pâtisseries japonaises à la pâte de Haricots rouges  » Écouter la voix des haricots  ». ( adapté à l’écran par Naomi Kawase et primé à Cannes )

Je termine la lecture de mon troisième roman que je vous partage aujourd’hui. Bien qu’il me reste quelques pages, je vous en parle parce que c’est un roman un peu différent de mes tendances littéraires mais que je persiste et signe car c’est un bon roman. Ce roman est Le secret du mari de Liane Moriarty en format Livre de poche. Au début ça m’a pris plusieurs pages avant de bien situer les personnages et de les relier ensemble, mais tout au long ils se ficellent bien et l’attente grandit de voir où aboutira toutes ces pensées que les personnages se disent dans leur tête et que l’auteur nous met en italique.

Après ça, je repars à la chasse aux histoires intelligentes et inspirantes que me procurent les bons romans.

J’ai commandé chez ma libraire, le livre de Simon Paradis, Reine de miel chez un éditeur que j’affectionne particulièrement Les éditions Marchand de feuilles. À suivre.

Bonne lecture et bons romans. Ça vaut le bonheur de chercher les bons romans, ceux qui vous touchent et vous pénètrent de leur saveur, de leurs personnages, de leurs paysages. Derrière chaque bon roman se trouve l’auteur, écrivain passionné et talentueux. Plusieurs histoires sont écrites mais moins nombreuses celles qui sont marquantes. C’est comme tous les arts. Beaucoup se lancent dans l’aventure et quelques-uns nous livrent le sens de l’art.

Note:  Le tableau à la une : Dans la bibliothèque, d’Auguste Toulmouche, Huile sur toile, 1872.

Amitié, une huile

Un bon livre

Vivre cent ans- portraits inspirants

L’été c’est chaud parfois. Quand les grandes chaleurs nous rendent un peu somnambules, rien de plus approprié qu’un bon livre.

J’avais mis de côté quelques livres que j’ai lus récemment et qui m’ont donné beaucoup de plaisir. Ceci dans l’objectif de les partager dans mon ZesteplorArtrice.

Le premier dont je voulais vraiment vous parler c’est le livre de Justine Latour et de Marie Noëlle Blais, Vivre cent ans, publié chez Marchand de feuilles. Justine est photographe et dessine et Marie-Noëlle est libraire, éditrice et encore. Ces deux sœurs ont voulu présenter des portraits de femmes et d’hommes centenaires québécois, dans un livre qui se lit comme un vrai roman.

VIVRE CENT ANS

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Que faut-il manger pour maximiser sa longévité? Quelle est la place de l’amour et de l’activité physique dans la vie des gens qui vivent longtemps? Dix centenaires québécois donnent ici leurs conseils pour vivre plus de cent ans. Claire Sigouin, 101 ans, conduit toujours sa Honda Civic pour aller jouer à la pétanque deux fois par semaine. Aldéric Parent, qui continue à pêcher la truite à Nouvelle, en Gaspésie, croit en la générosité des hommes. Monsieur Mohyeddin, 111 ans, vit avec ses petits-enfants et croit qu’il faut s’entourer de gens plus jeunes que soi. René Bureau, paléontologue, estime qu’il faut nourrir ses passions. Les sœurs Godreau, qui ont vécu ensemble jusqu’à 105 et 103 ans, prônent l’amitié sororale. Au-delà des conseils des centenaires, Vivre cent ans propose une plongée en apnée dans l’intimité de 10 personnalités inspirantes, admirables.336 pages / Prix: 24.95$ / ISBN 9782923896793

Chaque portrait est absolument captivant. Il y a cette magnifique Claire Sigouin, l’insoumise : — rester active et faire ce que l’on a toujours fait. Elle est moderne, s’est adaptée aux technologies et elle conduit toujours sa voiture. Célibataire, elle nous dit qu’il ne faut pas se marier si l’on n’est pas amoureuse. Rester libre et ne rien faire comme les autres : Ce n’est pas parce qu’on est vieux que le monde ne nous appartient pas!

Et Joacquina Germain Lalande qui a du caractère, toute sa vie elle n’a eu peur de personne. René Bureau : suivre ses passions jusqu’au bout. Léo Asselin : savoir partager sa vie, être au courant de ce qui se passe dans le monde. Léo fait toujours son pain à coup de dix ou douze pains la fournée.

Les vies de ces centenaires sont toutes riches et intéressantes. Chaque histoire de vie nous apprend beaucoup sur l’art de vivre et de vieillir. Les auteurs nous les présentent comme des amis sinon de la famille qu’on retrouve avec ravissement.

Ces centenaires nous partagent des leçons d’art de vivre très simples et pourtant si souvent mises de côté aujourd’hui : Se préparer à manger chez-soi, cultiver un potager, aimer les autres, faire de son mieux, avoir une passion, être curieux, faire ce que l’on aime…

La simplicité demeure pour moi un art de vivre qui m’apporte bien plus de choses que la richesse ne pourrait jamais me combler. Vivre simplement n’est pas simple dans notre monde où tout se veut complexe mais sans réel objectif de vie.

Bien j’espère vous avoir donné le goût de connaître ces merveilleux centenaires québécois qui inspirent à vivre une vie simple mais tellement riche de présence.

Bonne lecture

Note sur l’œuvre à la une: Une toile qui date un peu, 2001. J’aime cette toile parce qu’elle représente l’amitié fidèle et durable entre femmes, entre sœurs. Cette toile m’avait été inspirée d’un film dont j’ai oublié le nom des merveilleuses comédiennes. Deux sœurs en fin de vie qui cohabitaient et qui prenaient soin l’une de l’autre. Un film touchant.

 

Les livres et les librairies

Aller en librairie…

Les livres font partie intégrante de ma vie depuis longtemps, oserais-je dire une passion, probablement oui.

J’ai reçu mon premier vrai livre au primaire, un prix de lecture pour mon aptitude à lire à voix haute avec compréhension du texte. Je crois que j’étais en deuxième année. Vivant à la campagne, j’allais à pied sur une route nationale assez achalandée pour me rendre dans cette petite école de rang où nous étions quelque trente élèves de tous les niveaux dans une même salle de classe. Vraiment aujourd’hui, ce serait assez fascinant. Mon premier livre était pour moi, extraordinaire même si c’était juste un petit conte racontant l’histoire d’un charmant canard qui vivait de bien drôles d’aventures. C’est ainsi par la suite que je lisais les livres que mon frère apportait du collège, que je trouvais dans ses tiroirs et qui n’étaient pas trop de mon âge.

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Comfreak-Deutschland-Pixabay

Cet amour du livre m’a amené à exercer pendant plusieurs années le métier de libraire. Métier que j’ai adoré ayant porter l’audace jusqu’à ouvrir ma propre librairie qui fut une expérience monétaire désastreuse mais combien riche… Un sage homme d’affaires m’ayant aidé à me sortir de ce gouffre financier m’a dit pour me rassurer, de toujours être fière d’avoir osé me lancer et que celui qui boit sa bière dans son salon ne prend aucun risque et ne peut pas comprendre la richesse de l’échec. Aujourd’hui je suis de son avis maintenant que l’âge a gagné sa réflexion et sa sagesse.

Les librairies sont des lieux magiques surtout les petites librairies. Je préfère fréquenter les petites librairies où le choix des livres offerts dépend de beaucoup du libraire et de ses goûts. Je connais deux petites librairies dans mon coin où chaque libraire propose des choix différents et qui, dans chacune, me rejoignent dans ce que j’aime lire. J’ai mes exigences en romans par exemple, je n’aime pas les histoires désespérées; la vie de ce monde est bien trop désespérante déjà. J’aime les romans d’espoir où les personnages prennent leur misère avec humour et action.

J’ai plusieurs bibliothèques chez moi presque comme des sections de librairie en fait. Je classe mes livres par thématiques. Ma plus volumineuse est la thématique santé et cuisine rivalisant avec celle de livres en spiritualité, philosophie et psychologie. Les romans, je ne garde que ceux que je veux prêter ou que je veux peut-être relire ou juste parce qu’ils m’ont marqué.

Photo @ Ginette dorais
Mes livres santé et cuisine

Aller en librairie pour se laisser rejoindre par le livre qui est ‘’le livre du moment’’ , c’est pour moi toujours une surprenante expérience. Je ne pars pas nécessairement en quête du titre dont j’ai entendu parler bien que ça arrive parfois. Je pars plutôt en quête du livre qui viendra à moi, je me laisse guider par mon radar intérieur et c’est là que je tombe sur le livre qui est celui du moment, c’est-à-dire qui répond parfaitement à ce que je cherchais comme information ou qui répond à mes questionnements du moment ou même de manière plus terre à terre qui me donne un outil pratique ou technique sur ce que je suis en train de faire dans mon travail ou dans la maison.

Les livres sont tellement précieux. Nous avons besoin d’eux comme compagnons de vie. Nous avons besoin des écrivains qui, par leur démarche exigeante, nous proposent des voies et des voix.

Nous avons besoin d’endroits pour aller chercher ce livre qui nous fera tant de bien, qui nous divertira mieux qu’un film ou que la télé, qui nous informera mieux qu’internet, qui nous forcera à exiger plus pour mieux comprendre.

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Sierra Maciorowski  •  Santa Rosa/USA, Pixabay

J’achète mes livres neufs ou usagés. Je les achète pour plusieurs raisons. D’abord souvent je vais écrire à l’intérieur ou surligner pour y revenir feuilleter plus tard pour retrouver ce passage ou cette information qui m’avait accroché. Ensuite, parce que je choisis d’acheter pour que les auteurs continuent d’écrire et de recevoir des droits d’auteur même minuscules parfois, pour que de petites librairies comme celles que je fréquente continuent d’exister et de permettre la découverte unique de livres que je n’aurais pas pu connaître autrement. Je ne peux dire combien de ces trésors me sont tombés dans les mains au fil de mes promenades en librairie.

Il y a ceux qui vont à la bibliothèque et qui peuvent vivre la même aventure de séduction. Il a ceux qui empruntent. Je prête beaucoup de livres.

Mais je crois que si nous avons la capacité de s’acheter des livres, il faut le faire pour faire vivre le livre. Comme nous achetons tant d’autres choses, le livre mérite d’être acheté et d’être placé dans nos bibliothèque chez soi. Une bibliothèque dans nos maisons, c’est comme un foyer, c’est un espace de chaleur, d’amour… ça nous habite, ça nous habille le cœur et l’âme. Pour moi le livre numérique ne me réchauffe pas.

Je vois dans ce monde ‘’dit moderne’’ des décors où l’on a expulsé les livres, les plantes,  les matières…où tout finit par ressembler au magasin de meubles : froid, impersonnel, sans fonction presque. Ce n’est fort heureusement pas le cas partout. Ces dernières années, nous voyons apparaître le retour des plantes et des matières et des bibliothèques personnelles.

Se constituer une bibliothèque même une seule bibliothèque vous apportera un plaisir, un réconfort sachant que vous y avez placé là, vos livres. Et que dire de la bibliothèque dans la chambre d’enfant où les contes s’appuient les uns sur les autres prêts à tout moment à être lus. Mes filles ont grandi un peu dans les librairies où j’ai travaillé et où parfois je les amenais et où elles finissaient par connaître tous les titres des rayons jeunesse.

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Pixel 2013 – Germany, Pixabay

Je suis chanceuse d’avoir accès à tous ces livres que j’aime tant. Je suis très reconnaissante pour mes livres.

Je vous souhaite votre livre du moment, celui qui vous illuminera… vous conduisant vers tous les autres qui suivront.

 

 

 

 

 

Cure de printemps

Aventure-détox – Équinoxe du printemps

Ma nouvelle lecture du soir : Vivre sans pourquoi d’Alexandre Jollien chez Seuil dans la collection L’Iconoclaste.

Le zen me ramène chaque jour au corps, au silence, à la paix, à une existence plus simple et moins automatique. Alexandre Jollien.

Cette phrase d’Alexandre Jollien m’a fait figer car voilà qu’elle traduit exactement ce que je vis présentement.

J’ai commencé une cure détox de sept jours à la suite d’une enfilade d’indices me disant que c’était pour moi le bon temps d’enfin m’y mettre à cette cure de printemps à l’équinoxe de mars. À la suite d’un post FB de mon amie Sylvie, je m’inscris à un webinaire donné par Amy Webster, sur son site Simplement cru. Après réflexion, je me suis abonnée à sa cure Easy Detox de trois semaines…un coaching, des ressources, deux semaines de préparation et des recettes pour accompagner la cure.

 

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Monika Baechler Lucerne Switzerland–Pixabay

J’avais fait des détox printanières il y bien longtemps mais c’était avec des composés de plantes. Pratiquant une alimentation végétalienne, le passage à une semaine d’alimentation crue m’apparut naturel d’autant plus que j’adore faire des recettes crues. Jus et smoothies verts pour les trois quarts de la journée avec pour le souper salade ou soupe crue. Le fait d’avoir payé m’oblige à m’y engager sérieusement. Amy Webster est très généreuse avec son information et sa cure est très facile à suivre, l’encadrement est bien fait. Je la recommande sans hésiter.

Et bien ce qui est tout à fait surprenant dans cette petite aventure-détox, qui se vit à l’équinoxe du printemps, c’est tout ce qui surgit à chaque jour de cure, comme observations, réflexions et bienfaits.

Le calme qui s’installe dans le corps qui me remercie de lui accorder enfin son espace dans ma vie, comme s’il avait soudainement l’occasion de se reposer. Le silence qui remplit mon intérieur m’apaise.

Mon frigo est rempli à ras bord de toutes sortes de feuilles et légumes verts : épinards, mâche, roquette, kale, pousses. Mes bacs sont remplis de carottes, de céleri, de betteraves, de radis, de poivrons …BIO bien sûr car on élimine les toxines il va sans dire.

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Pelambung-Pixabay

Les jus et les smoothies varient et leur simplicité permet fraîcheur et plaisir. Lorsque qu’après les deux premiers jours, je goûte à un bleuet bio ou une carotte, ou une pomme…wow j’avais oublié leur goût si merveilleux, mes papilles s’excitent de tant de plaisir.

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Congerdesign-Deutsch-Pixabay

Manger devient autre chose, devient conscience, devient présence. 

On ne peut pas être sur le pilote automatique quand on absorbe tous ces nutriments si présents dans les jus et les smoothies verts (60 à 80 % vert et 40 à 20% fruits).

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Mes smoothies vert @ginette dorais

Je participe à me nourrir, je prends conscience du pourvoir qu’ont ces aliments de me faire du bien.

Je me sens au fur et à mesure de plus en plus en contrôle de ma vie et de mon bien-être au travers les choix de ce que je mets dans le mélangeur … je me choisis.

Comme j’ai étudié la phytothérapie et la naturothérapie, je comprenais bien l’importance de se détoxiquer régulièrement au moins aux équinoxes du printemps et de l’automne…mais avec les années ça avait glissé dans l’oubli.

Cette reprise de mon bien-être est extraordinaire surtout qu’elle fait suite au grand ménage de ma maison que j’ai commencé en fin d’année passée.

Cette rencontre était due car c’est la cure qui est venue vers moi. Je me demande pourquoi je ne l’ai pas fait avant… mais le meilleur temps pour faire les choses est toujours celui du temps où tout est parfaitement aligné, où l’on est prêt et ceci est ni mieux ni meilleur pour aucun car le temps est virtuel. Et vivre sans pourquoi…voilà!

Une décision, un pas et ça y est…Vive la détox!

 

Mettre de la présence dans ce que je fais

Deux phrases

Aujourd’hui, c’est vendredi et le vendredi j’aime bien mettre un peu d’ordre dans mes papiers.

Mais présentement, je suis en mode révision de mes méthodes et de mes habitudes et ceci dans presque tout…

Donc, j’ai accumulé des dizaines de cahiers où je mets mes réflexions, mes idées de projets qui sont un peu trop nombreux, mais bon… pour une autre fois. Bien que je suis près d’y arriver, à non pas prioriser comme dans les livres sur comment être plus efficaces, mais plutôt à choisir en étant plus à l’écoute de ce qui m’affecte.

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Dans un de mes nombreux cahiers, ces deux phrases écrites sur une page comme ça:

« Mettre de la présence dans ce que je fais» et

«Être conscient de ce qui nous affecte»

…probablement des réflexions suite à une lecture.

Une idée que j’ai prise aussi je ne sais plus où, est de me faire un cahier dédié à mes lectures pour y mettre mes réflexions, citations ou passages. Ce que je veux faire bientôt.

Ce n’est pas rien ces deux phrases, à elles seules, elles peuvent vous occuper des jours durant sinon des années.

Alors j’y retourne à ces carnets.

Faire son ordinaire

Dans un sens ou parfois dans un autre

Je suis une amoureuse des petites choses du quotidien depuis toujours.

Par exemple, j’aime tout ce qui est l’ordinaire comme ma mère et d’autres de son époque pouvaient dire ’’ faire son ordinaire’’.

L’expression  »faire son ordinaire » veut dire tout simplement de faire toutes ces choses qui sont ordinaires dans une maison mais sans lesquelles notre maison perdrait de sa qualité et de son confort.

J’aime tout ce qui se fait dans une maison, par exemple j’aime beaucoup repasser le linge. C’est pour moi un temps de méditation où mon esprit se dépose sur le mouvement du fer à repasser. Mais je me rends compte que les choses à faire qui se font manuellement sont celles où je suis le plus à l’aise, je n’aime pas le bruit des machines.

J’aime étendre mon linge sur la corde à linge, dehors au grand air. J’aime plier le linge, je fais attention aux plis, parfois les draps sont pliés dans un sens et une autre fois je les plie dans l’autre sens, pour varier, pour ne pas toujours les plier de la même façon.

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Congerdesign-pixabay

Ce qui m’amène ici à vous parler des 5 visions sur notre vie quotidienne que Michael Puett, professeur d’histoire chinoise à l’université Harvard a mis en évidence chez les philosophes chinois. (Envie de vous partager ma lecture-découverte dans mon dernier Flow anglais.)

D’abord, le philosophe Confucius, 551-471 BC, nous dit qu’il est possible de briser nos patterns en changeant de petites choses dans notre vie de tous les jours. Nous sommes portés à réagir aux situations, aux autres et à nos émotions et celles des autres, pouvant créer des conflits. Souvent après coup, l’on pense qu’on aurait pu réagir autrement. Alors selon Confucius, nous pouvons briser ces patterns réactifs, en mettant dans notre quotidien des rituels, des habitudes de gentillesse, de politesse et d’attention aux autres qui seront pour nous alors, comme une sécurité. Par exemple, prendre l’habitude de dire bonjour à ses collègues de travail en dépit des conflits qu’il pourrait y exister. Ceci crée un espace où l’on n’est plus le jouet de nos émotions mais où l’on apprend à les gérer. Confucius nous dit qu’on peut, grâce à des rituels, devenir une personne différente, grandir et briser les patterns pour trouver de nouvelles manières d’être avec les autres.

La deuxième vision est celle de Mencius, 371-289 BC. Mencious nous dit que nous avons tendance à prendre pour acquis que le monde est prédictible et stable. Donc pour être heureux, il nous suffit de se connaître et de trouver la meilleure version de nous-mêmes. Ce qui suppose qu’on ne tient pas compte de l’imprévisible qui arrive toujours. Donc Mencious nous dit que nous devrions plutôt être comme des jardiniers ou des fermiers vivant dans un monde qui change constamment avec les saisons . Nous devons aborder la vie de la même façon. Un processus en constant changement où l’on est en relation avec le changement :  soit on y répond ou l’on change de direction.

Troisième vision, Laozi au 6 e siècle nous dit que le pouvoir n’est pas dans la force mais dans la faiblesse. Nous pensons que le pouvoir veut dire être fort,  puissant et imposer aux autres. Selon Laozi, c’est absolument le contraire. Si vous voulez faire un impact sur les autres c’est par la gentillesse et la vulnérabilité. En démontrant notre compréhension et en étant flexible, en essayant de toujours faire la bonne chose au bon temps, nous pouvons changer les situations. C’est la vraie force selon Laozi.

Quatrième vision, chaque chose est énergie. La peur et la colère nous draine beaucoup d’énergie et nous rend épuisé. Ces émotions nous vident de notre énergie. Selon les philosophes chinois, il y a une autre manière pour avoir de l’énergie. C’est en faisant les choses qui génèrent de l’énergie dans notre vie de tous les jours. Comment savoir ce qui nous procure cette énergie et bien c’est en se posant des questions sur ce que l’on fait.‘’ Comment je me sens quand je fais cette chose’’ voilà. C’est juste ça. Est-ce que je suis rempli et que j’ai envie de partager. Quand on fait ce qui nous nourrit l’on se sent vibrant, radieux, on a envie de partager avec les autres. Tous nos sens sont plus réceptifs, nous sommes plus présents. Le QI circule librement sans entrave. C’est en changeant notre énergie que nous changerons l’énergie du monde. Si nous sommes tous dans une énergie fluide et rayonnante, imaginez le monde alors.

La cinquième vision, nous devons entraîner notre spontanéité. Zhuangzi 369-286 BC. Ce que nous prenons pour de la spontanéité n’est que la réponse apprise qui suit nos habitudes et nos patterns. Pour Zhuangzi, c’est d’abord en apprenant le piano, qu’après nous pouvons être spontanés dans l’exécution de ce que nous ressentons. C’est en entraînant la spontanéité que nous devenons ouvert sur le monde, en se libérant de nos patterns par la pratique de petites choses différentes dans notre vie quotidienne, C’est quand on a maîtrisé les bases du piano qu’on peut jouer, quand nous embrassons la vie à cœur ouvert et que nous sommes ouverts au monde qui nous entoure, c’est là que nous pouvons être vraiment spontanés.

The PathDepuis 2006, Michael Puett a enseigné un cours d’études de premier cycle à l’Université de Harvard sur la philosophie chinoise, examinant comment les textes chinois classiques sont pertinents aujourd’hui. Le cours est maintenant l’un des plus populaires de Harvard, le troisième seulement après « l’introduction à l’informatique » et «principes de l’économie.»  M. Puett et l’écrivaine Christine Gross-Loh ont distillé l’essence de son cours dans  » The Path: What Chinese Philosophers Can Teach Us About the Good Life ”  ,acheté par les éditeurs dans 25 pays, y compris la Chine.

Quand on change nos habitudes, l’énergie commence à recirculer—pas seulement en nous-mêmes mais aussi entre nos rencontres avec les autres.

Changer des habitudes n’est pas facile surtout en alimentation…mais lorsqu’on y parvient, une à la fois, l’énergie qui revient est absolument libératrice à tant de niveaux.

Alors j’ai envie de dire, «Let’s play, et Give it a trial » là où nous sommes engloutis dans des habitudes ou des patterns réactifs qui nous amènent toujours à la même place d’inconfort.

Changer une chose et ressentir. 6 manières pour se sentir bien dans le Flow no. 20  

La Pleine conscience est devenue un phénomène ai-je lu dernièrement dans le journal La Presse. Et si l’imprévisible était dans la Pleine conscience qui remettra l’énergie en mouvement et les systèmes abusifs par terre.

L’avenir tout le monde l’envisage de façon catastrophique […] moi je pense que ça ne va pas se produire comme ça […] il va se produire une révolution de l’intérieur, une révolution du cœur.  » B. Vergely https://www.facebook.com/lessymboles/videos/1495429813866117/