Mes bonnes lectures d’été

… le genre de roman qui vous laisse cette émotion …

Le mois d’août vient de commencer. Plusieurs ont déjà terminé leurs vacances et d’autres les entament tout juste.

Les livres et les bons romans sont nos compagnons de vacances très souvent les plus fidèles dans les grandes chaleurs où la farniente s’impose. Mais la farniente est aussi aimée lors de nos weekends ou bien lors d’une pause rétablissement d’un malheureux épisode de santé, où nous laissons le temps au temps de faire son œuvre.

J’ai été plutôt chanceuse cet été avec de très bons romans qui ont nourri de très heureux moments de lecture. Chanceuse parce qu’il m’arrive d’avoir des attentes extraordinaires avec des romans aux prévisions favorables mais que j’abandonne en cours de lecture pour toutes sortes de raisons.

DSCF5366 (2)red

Mon premier livre que je veux vous partager ici c’est le livre de David Foenkinos, Vers le bonheur paru chez Gallimard cette année. Ce livre est un bonheur, tout simplement. C’est le genre de roman qui vous laisse cette émotion vaporeuse qui vous habite longtemps après avoir refermé le livre. Quand je lis un petit bijou comme celui-là, je reste en suspend et je referme le livre très lentement comme si je voulais rester à l’intérieur encore un peu pour m’y recueillir. Résumé du couvert:  » Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d’Orsay. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu’il vient d’éprouver. Pour survivre, cet homme n’a trouvé qu’un remède, se tourner vers la beauté. Derrière son secret, on comprendra qu’il y a un autre destin, celui d’une jeune femme, Camille, hantée par un drame  ».

Ma deuxième lecture est le roman de Durian Sukegawa, Les délices de Tokyo, en format Livre de Poche. Ce roman porte bien son titre car c’est un véritable délice le lecture. Un délicatesse de ton dans une histoire d’humanité touchante. Un jeune garçon Santarô retrouve le sens de sa vie grâce à une vieille dame Tokue qui sait si bien préparer les dorayaki, ces pâtisseries japonaises à la pâte de Haricots rouges  » Écouter la voix des haricots  ». ( adapté à l’écran par Naomi Kawase et primé à Cannes )

Je termine la lecture de mon troisième roman que je vous partage aujourd’hui. Bien qu’il me reste quelques pages, je vous en parle parce que c’est un roman un peu différent de mes tendances littéraires mais que je persiste et signe car c’est un bon roman. Ce roman est Le secret du mari de Liane Moriarty en format Livre de poche. Au début ça m’a pris plusieurs pages avant de bien situer les personnages et de les relier ensemble, mais tout au long ils se ficellent bien et l’attente grandit de voir où aboutira toutes ces pensées que les personnages se disent dans leur tête et que l’auteur nous met en italique.

Après ça, je repars à la chasse aux histoires intelligentes et inspirantes que me procurent les bons romans.

J’ai commandé chez ma libraire, le livre de Simon Paradis, Reine de miel chez un éditeur que j’affectionne particulièrement Les éditions Marchand de feuilles. À suivre.

Bonne lecture et bons romans. Ça vaut le bonheur de chercher les bons romans, ceux qui vous touchent et vous pénètrent de leur saveur, de leurs personnages, de leurs paysages. Derrière chaque bon roman se trouve l’auteur, écrivain passionné et talentueux. Plusieurs histoires sont écrites mais moins nombreuses celles qui sont marquantes. C’est comme tous les arts. Beaucoup se lancent dans l’aventure et quelques-uns nous livrent le sens de l’art.

Note:  Le tableau à la une : Dans la bibliothèque, d’Auguste Toulmouche, Huile sur toile, 1872.

Amitié, une huile

Un bon livre

Vivre cent ans- portraits inspirants

L’été c’est chaud parfois. Quand les grandes chaleurs nous rendent un peu somnambules, rien de plus approprié qu’un bon livre.

J’avais mis de côté quelques livres que j’ai lus récemment et qui m’ont donné beaucoup de plaisir. Ceci dans l’objectif de les partager dans mon ZesteplorArtrice.

Le premier dont je voulais vraiment vous parler c’est le livre de Justine Latour et de Marie Noëlle Blais, Vivre cent ans, publié chez Marchand de feuilles. Justine est photographe et dessine et Marie-Noëlle est libraire, éditrice et encore. Ces deux sœurs ont voulu présenter des portraits de femmes et d’hommes centenaires québécois, dans un livre qui se lit comme un vrai roman.

VIVRE CENT ANS

vivre-cent-ans

Que faut-il manger pour maximiser sa longévité? Quelle est la place de l’amour et de l’activité physique dans la vie des gens qui vivent longtemps? Dix centenaires québécois donnent ici leurs conseils pour vivre plus de cent ans. Claire Sigouin, 101 ans, conduit toujours sa Honda Civic pour aller jouer à la pétanque deux fois par semaine. Aldéric Parent, qui continue à pêcher la truite à Nouvelle, en Gaspésie, croit en la générosité des hommes. Monsieur Mohyeddin, 111 ans, vit avec ses petits-enfants et croit qu’il faut s’entourer de gens plus jeunes que soi. René Bureau, paléontologue, estime qu’il faut nourrir ses passions. Les sœurs Godreau, qui ont vécu ensemble jusqu’à 105 et 103 ans, prônent l’amitié sororale. Au-delà des conseils des centenaires, Vivre cent ans propose une plongée en apnée dans l’intimité de 10 personnalités inspirantes, admirables.336 pages / Prix: 24.95$ / ISBN 9782923896793

Chaque portrait est absolument captivant. Il y a cette magnifique Claire Sigouin, l’insoumise : — rester active et faire ce que l’on a toujours fait. Elle est moderne, s’est adaptée aux technologies et elle conduit toujours sa voiture. Célibataire, elle nous dit qu’il ne faut pas se marier si l’on n’est pas amoureuse. Rester libre et ne rien faire comme les autres : Ce n’est pas parce qu’on est vieux que le monde ne nous appartient pas!

Et Joacquina Germain Lalande qui a du caractère, toute sa vie elle n’a eu peur de personne. René Bureau : suivre ses passions jusqu’au bout. Léo Asselin : savoir partager sa vie, être au courant de ce qui se passe dans le monde. Léo fait toujours son pain à coup de dix ou douze pains la fournée.

Les vies de ces centenaires sont toutes riches et intéressantes. Chaque histoire de vie nous apprend beaucoup sur l’art de vivre et de vieillir. Les auteurs nous les présentent comme des amis sinon de la famille qu’on retrouve avec ravissement.

Ces centenaires nous partagent des leçons d’art de vivre très simples et pourtant si souvent mises de côté aujourd’hui : Se préparer à manger chez-soi, cultiver un potager, aimer les autres, faire de son mieux, avoir une passion, être curieux, faire ce que l’on aime…

La simplicité demeure pour moi un art de vivre qui m’apporte bien plus de choses que la richesse ne pourrait jamais me combler. Vivre simplement n’est pas simple dans notre monde où tout se veut complexe mais sans réel objectif de vie.

Bien j’espère vous avoir donné le goût de connaître ces merveilleux centenaires québécois qui inspirent à vivre une vie simple mais tellement riche de présence.

Bonne lecture

Note sur l’œuvre à la une: Une toile qui date un peu, 2001. J’aime cette toile parce qu’elle représente l’amitié fidèle et durable entre femmes, entre sœurs. Cette toile m’avait été inspirée d’un film dont j’ai oublié le nom des merveilleuses comédiennes. Deux sœurs en fin de vie qui cohabitaient et qui prenaient soin l’une de l’autre. Un film touchant.

 

Les livres et les librairies

Aller en librairie…

Les livres font partie intégrante de ma vie depuis longtemps, oserais-je dire une passion, probablement oui.

J’ai reçu mon premier vrai livre au primaire, un prix de lecture pour mon aptitude à lire à voix haute avec compréhension du texte. Je crois que j’étais en deuxième année. Vivant à la campagne, j’allais à pied sur une route nationale assez achalandée pour me rendre dans cette petite école de rang où nous étions quelque trente élèves de tous les niveaux dans une même salle de classe. Vraiment aujourd’hui, ce serait assez fascinant. Mon premier livre était pour moi, extraordinaire même si c’était juste un petit conte racontant l’histoire d’un charmant canard qui vivait de bien drôles d’aventures. C’est ainsi par la suite que je lisais les livres que mon frère apportait du collège, que je trouvais dans ses tiroirs et qui n’étaient pas trop de mon âge.

narrative-794978_1920
Comfreak-Deutschland-Pixabay

Cet amour du livre m’a amené à exercer pendant plusieurs années le métier de libraire. Métier que j’ai adoré ayant porter l’audace jusqu’à ouvrir ma propre librairie qui fut une expérience monétaire désastreuse mais combien riche… Un sage homme d’affaires m’ayant aidé à me sortir de ce gouffre financier m’a dit pour me rassurer, de toujours être fière d’avoir osé me lancer et que celui qui boit sa bière dans son salon ne prend aucun risque et ne peut pas comprendre la richesse de l’échec. Aujourd’hui je suis de son avis maintenant que l’âge a gagné sa réflexion et sa sagesse.

Les librairies sont des lieux magiques surtout les petites librairies. Je préfère fréquenter les petites librairies où le choix des livres offerts dépend de beaucoup du libraire et de ses goûts. Je connais deux petites librairies dans mon coin où chaque libraire propose des choix différents et qui, dans chacune, me rejoignent dans ce que j’aime lire. J’ai mes exigences en romans par exemple, je n’aime pas les histoires désespérées; la vie de ce monde est bien trop désespérante déjà. J’aime les romans d’espoir où les personnages prennent leur misère avec humour et action.

J’ai plusieurs bibliothèques chez moi presque comme des sections de librairie en fait. Je classe mes livres par thématiques. Ma plus volumineuse est la thématique santé et cuisine rivalisant avec celle de livres en spiritualité, philosophie et psychologie. Les romans, je ne garde que ceux que je veux prêter ou que je veux peut-être relire ou juste parce qu’ils m’ont marqué.

Photo @ Ginette dorais
Mes livres santé et cuisine

Aller en librairie pour se laisser rejoindre par le livre qui est ‘’le livre du moment’’ , c’est pour moi toujours une surprenante expérience. Je ne pars pas nécessairement en quête du titre dont j’ai entendu parler bien que ça arrive parfois. Je pars plutôt en quête du livre qui viendra à moi, je me laisse guider par mon radar intérieur et c’est là que je tombe sur le livre qui est celui du moment, c’est-à-dire qui répond parfaitement à ce que je cherchais comme information ou qui répond à mes questionnements du moment ou même de manière plus terre à terre qui me donne un outil pratique ou technique sur ce que je suis en train de faire dans mon travail ou dans la maison.

Les livres sont tellement précieux. Nous avons besoin d’eux comme compagnons de vie. Nous avons besoin des écrivains qui, par leur démarche exigeante, nous proposent des voies et des voix.

Nous avons besoin d’endroits pour aller chercher ce livre qui nous fera tant de bien, qui nous divertira mieux qu’un film ou que la télé, qui nous informera mieux qu’internet, qui nous forcera à exiger plus pour mieux comprendre.

shakespeare-and-company-1701307_1920
Sierra Maciorowski  •  Santa Rosa/USA, Pixabay

J’achète mes livres neufs ou usagés. Je les achète pour plusieurs raisons. D’abord souvent je vais écrire à l’intérieur ou surligner pour y revenir feuilleter plus tard pour retrouver ce passage ou cette information qui m’avait accroché. Ensuite, parce que je choisis d’acheter pour que les auteurs continuent d’écrire et de recevoir des droits d’auteur même minuscules parfois, pour que de petites librairies comme celles que je fréquente continuent d’exister et de permettre la découverte unique de livres que je n’aurais pas pu connaître autrement. Je ne peux dire combien de ces trésors me sont tombés dans les mains au fil de mes promenades en librairie.

Il y a ceux qui vont à la bibliothèque et qui peuvent vivre la même aventure de séduction. Il a ceux qui empruntent. Je prête beaucoup de livres.

Mais je crois que si nous avons la capacité de s’acheter des livres, il faut le faire pour faire vivre le livre. Comme nous achetons tant d’autres choses, le livre mérite d’être acheté et d’être placé dans nos bibliothèque chez soi. Une bibliothèque dans nos maisons, c’est comme un foyer, c’est un espace de chaleur, d’amour… ça nous habite, ça nous habille le cœur et l’âme. Pour moi le livre numérique ne me réchauffe pas.

Je vois dans ce monde ‘’dit moderne’’ des décors où l’on a expulsé les livres, les plantes,  les matières…où tout finit par ressembler au magasin de meubles : froid, impersonnel, sans fonction presque. Ce n’est fort heureusement pas le cas partout. Ces dernières années, nous voyons apparaître le retour des plantes et des matières et des bibliothèques personnelles.

Se constituer une bibliothèque même une seule bibliothèque vous apportera un plaisir, un réconfort sachant que vous y avez placé là, vos livres. Et que dire de la bibliothèque dans la chambre d’enfant où les contes s’appuient les uns sur les autres prêts à tout moment à être lus. Mes filles ont grandi un peu dans les librairies où j’ai travaillé et où parfois je les amenais et où elles finissaient par connaître tous les titres des rayons jeunesse.

fantasy-3237644_1920
Pixel 2013 – Germany, Pixabay

Je suis chanceuse d’avoir accès à tous ces livres que j’aime tant. Je suis très reconnaissante pour mes livres.

Je vous souhaite votre livre du moment, celui qui vous illuminera… vous conduisant vers tous les autres qui suivront.