Se renouveler

Dans l’intense Pleine Lune dans laquelle nous sommes jusqu’au 8 octobre prochain, une citation m’a accrochée et j’en ai fait un petit carton d’inspiration. Je découvre cet auteur et motivateur Steve Maraboli

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Note: Dr. Steve Maraboli est un scientifique comportemental spécialisé dans la psychologie de motivation, la dynamique de leadership, et la mentalité de pointe de performance. Conférencier, auteur et observateur social populaire.

Cure de printemps

Aventure-détox – Équinoxe du printemps

Ma nouvelle lecture du soir : Vivre sans pourquoi d’Alexandre Jollien chez Seuil dans la collection L’Iconoclaste.

Le zen me ramène chaque jour au corps, au silence, à la paix, à une existence plus simple et moins automatique. Alexandre Jollien.

Cette phrase d’Alexandre Jollien m’a fait figer car voilà qu’elle traduit exactement ce que je vis présentement.

J’ai commencé une cure détox de sept jours à la suite d’une enfilade d’indices me disant que c’était pour moi le bon temps d’enfin m’y mettre à cette cure de printemps à l’équinoxe de mars. À la suite d’un post FB de mon amie Sylvie, je m’inscris à un webinaire donné par Amy Webster, sur son site Simplement cru. Après réflexion, je me suis abonnée à sa cure Easy Detox de trois semaines…un coaching, des ressources, deux semaines de préparation et des recettes pour accompagner la cure.

 

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Monika Baechler Lucerne Switzerland–Pixabay

J’avais fait des détox printanières il y bien longtemps mais c’était avec des composés de plantes. Pratiquant une alimentation végétalienne, le passage à une semaine d’alimentation crue m’apparut naturel d’autant plus que j’adore faire des recettes crues. Jus et smoothies verts pour les trois quarts de la journée avec pour le souper salade ou soupe crue. Le fait d’avoir payé m’oblige à m’y engager sérieusement. Amy Webster est très généreuse avec son information et sa cure est très facile à suivre, l’encadrement est bien fait. Je la recommande sans hésiter.

Et bien ce qui est tout à fait surprenant dans cette petite aventure-détox, qui se vit à l’équinoxe du printemps, c’est tout ce qui surgit à chaque jour de cure, comme observations, réflexions et bienfaits.

Le calme qui s’installe dans le corps qui me remercie de lui accorder enfin son espace dans ma vie, comme s’il avait soudainement l’occasion de se reposer. Le silence qui remplit mon intérieur m’apaise.

Mon frigo est rempli à ras bord de toutes sortes de feuilles et légumes verts : épinards, mâche, roquette, kale, pousses. Mes bacs sont remplis de carottes, de céleri, de betteraves, de radis, de poivrons …BIO bien sûr car on élimine les toxines il va sans dire.

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Pelambung-Pixabay

Les jus et les smoothies varient et leur simplicité permet fraîcheur et plaisir. Lorsque qu’après les deux premiers jours, je goûte à un bleuet bio ou une carotte, ou une pomme…wow j’avais oublié leur goût si merveilleux, mes papilles s’excitent de tant de plaisir.

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Congerdesign-Deutsch-Pixabay

Manger devient autre chose, devient conscience, devient présence. 

On ne peut pas être sur le pilote automatique quand on absorbe tous ces nutriments si présents dans les jus et les smoothies verts (60 à 80 % vert et 40 à 20% fruits).

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Mes smoothies vert @ginette dorais

Je participe à me nourrir, je prends conscience du pourvoir qu’ont ces aliments de me faire du bien.

Je me sens au fur et à mesure de plus en plus en contrôle de ma vie et de mon bien-être au travers les choix de ce que je mets dans le mélangeur … je me choisis.

Comme j’ai étudié la phytothérapie et la naturothérapie, je comprenais bien l’importance de se détoxiquer régulièrement au moins aux équinoxes du printemps et de l’automne…mais avec les années ça avait glissé dans l’oubli.

Cette reprise de mon bien-être est extraordinaire surtout qu’elle fait suite au grand ménage de ma maison que j’ai commencé en fin d’année passée.

Cette rencontre était due car c’est la cure qui est venue vers moi. Je me demande pourquoi je ne l’ai pas fait avant… mais le meilleur temps pour faire les choses est toujours celui du temps où tout est parfaitement aligné, où l’on est prêt et ceci est ni mieux ni meilleur pour aucun car le temps est virtuel. Et vivre sans pourquoi…voilà!

Une décision, un pas et ça y est…Vive la détox!

 

Mettre de la présence dans ce que je fais

Deux phrases

Aujourd’hui, c’est vendredi et le vendredi j’aime bien mettre un peu d’ordre dans mes papiers.

Mais présentement, je suis en mode révision de mes méthodes et de mes habitudes et ceci dans presque tout…

Donc, j’ai accumulé des dizaines de cahiers où je mets mes réflexions, mes idées de projets qui sont un peu trop nombreux, mais bon… pour une autre fois. Bien que je suis près d’y arriver, à non pas prioriser comme dans les livres sur comment être plus efficaces, mais plutôt à choisir en étant plus à l’écoute de ce qui m’affecte.

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Dans un de mes nombreux cahiers, ces deux phrases écrites sur une page comme ça:

« Mettre de la présence dans ce que je fais» et

«Être conscient de ce qui nous affecte»

…probablement des réflexions suite à une lecture.

Une idée que j’ai prise aussi je ne sais plus où, est de me faire un cahier dédié à mes lectures pour y mettre mes réflexions, citations ou passages. Ce que je veux faire bientôt.

Ce n’est pas rien ces deux phrases, à elles seules, elles peuvent vous occuper des jours durant sinon des années.

Alors j’y retourne à ces carnets.

Faire son ordinaire

Dans un sens ou parfois dans un autre

Je suis une amoureuse des petites choses du quotidien depuis toujours.

Par exemple, j’aime tout ce qui est l’ordinaire comme ma mère et d’autres de son époque pouvaient dire ’’ faire son ordinaire’’.

L’expression  »faire son ordinaire » veut dire tout simplement de faire toutes ces choses qui sont ordinaires dans une maison mais sans lesquelles notre maison perdrait de sa qualité et de son confort.

J’aime tout ce qui se fait dans une maison, par exemple j’aime beaucoup repasser le linge. C’est pour moi un temps de méditation où mon esprit se dépose sur le mouvement du fer à repasser. Mais je me rends compte que les choses à faire qui se font manuellement sont celles où je suis le plus à l’aise, je n’aime pas le bruit des machines.

J’aime étendre mon linge sur la corde à linge, dehors au grand air. J’aime plier le linge, je fais attention aux plis, parfois les draps sont pliés dans un sens et une autre fois je les plie dans l’autre sens, pour varier, pour ne pas toujours les plier de la même façon.

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Congerdesign-pixabay

Ce qui m’amène ici à vous parler des 5 visions sur notre vie quotidienne que Michael Puett, professeur d’histoire chinoise à l’université Harvard a mis en évidence chez les philosophes chinois. (Envie de vous partager ma lecture-découverte dans mon dernier Flow anglais.)

D’abord, le philosophe Confucius, 551-471 BC, nous dit qu’il est possible de briser nos patterns en changeant de petites choses dans notre vie de tous les jours. Nous sommes portés à réagir aux situations, aux autres et à nos émotions et celles des autres, pouvant créer des conflits. Souvent après coup, l’on pense qu’on aurait pu réagir autrement. Alors selon Confucius, nous pouvons briser ces patterns réactifs, en mettant dans notre quotidien des rituels, des habitudes de gentillesse, de politesse et d’attention aux autres qui seront pour nous alors, comme une sécurité. Par exemple, prendre l’habitude de dire bonjour à ses collègues de travail en dépit des conflits qu’il pourrait y exister. Ceci crée un espace où l’on n’est plus le jouet de nos émotions mais où l’on apprend à les gérer. Confucius nous dit qu’on peut, grâce à des rituels, devenir une personne différente, grandir et briser les patterns pour trouver de nouvelles manières d’être avec les autres.

La deuxième vision est celle de Mencius, 371-289 BC. Mencious nous dit que nous avons tendance à prendre pour acquis que le monde est prédictible et stable. Donc pour être heureux, il nous suffit de se connaître et de trouver la meilleure version de nous-mêmes. Ce qui suppose qu’on ne tient pas compte de l’imprévisible qui arrive toujours. Donc Mencious nous dit que nous devrions plutôt être comme des jardiniers ou des fermiers vivant dans un monde qui change constamment avec les saisons . Nous devons aborder la vie de la même façon. Un processus en constant changement où l’on est en relation avec le changement :  soit on y répond ou l’on change de direction.

Troisième vision, Laozi au 6 e siècle nous dit que le pouvoir n’est pas dans la force mais dans la faiblesse. Nous pensons que le pouvoir veut dire être fort,  puissant et imposer aux autres. Selon Laozi, c’est absolument le contraire. Si vous voulez faire un impact sur les autres c’est par la gentillesse et la vulnérabilité. En démontrant notre compréhension et en étant flexible, en essayant de toujours faire la bonne chose au bon temps, nous pouvons changer les situations. C’est la vraie force selon Laozi.

Quatrième vision, chaque chose est énergie. La peur et la colère nous draine beaucoup d’énergie et nous rend épuisé. Ces émotions nous vident de notre énergie. Selon les philosophes chinois, il y a une autre manière pour avoir de l’énergie. C’est en faisant les choses qui génèrent de l’énergie dans notre vie de tous les jours. Comment savoir ce qui nous procure cette énergie et bien c’est en se posant des questions sur ce que l’on fait.‘’ Comment je me sens quand je fais cette chose’’ voilà. C’est juste ça. Est-ce que je suis rempli et que j’ai envie de partager. Quand on fait ce qui nous nourrit l’on se sent vibrant, radieux, on a envie de partager avec les autres. Tous nos sens sont plus réceptifs, nous sommes plus présents. Le QI circule librement sans entrave. C’est en changeant notre énergie que nous changerons l’énergie du monde. Si nous sommes tous dans une énergie fluide et rayonnante, imaginez le monde alors.

La cinquième vision, nous devons entraîner notre spontanéité. Zhuangzi 369-286 BC. Ce que nous prenons pour de la spontanéité n’est que la réponse apprise qui suit nos habitudes et nos patterns. Pour Zhuangzi, c’est d’abord en apprenant le piano, qu’après nous pouvons être spontanés dans l’exécution de ce que nous ressentons. C’est en entraînant la spontanéité que nous devenons ouvert sur le monde, en se libérant de nos patterns par la pratique de petites choses différentes dans notre vie quotidienne, C’est quand on a maîtrisé les bases du piano qu’on peut jouer, quand nous embrassons la vie à cœur ouvert et que nous sommes ouverts au monde qui nous entoure, c’est là que nous pouvons être vraiment spontanés.

The PathDepuis 2006, Michael Puett a enseigné un cours d’études de premier cycle à l’Université de Harvard sur la philosophie chinoise, examinant comment les textes chinois classiques sont pertinents aujourd’hui. Le cours est maintenant l’un des plus populaires de Harvard, le troisième seulement après « l’introduction à l’informatique » et «principes de l’économie.»  M. Puett et l’écrivaine Christine Gross-Loh ont distillé l’essence de son cours dans  » The Path: What Chinese Philosophers Can Teach Us About the Good Life ”  ,acheté par les éditeurs dans 25 pays, y compris la Chine.

Quand on change nos habitudes, l’énergie commence à recirculer—pas seulement en nous-mêmes mais aussi entre nos rencontres avec les autres.

Changer des habitudes n’est pas facile surtout en alimentation…mais lorsqu’on y parvient, une à la fois, l’énergie qui revient est absolument libératrice à tant de niveaux.

Alors j’ai envie de dire, «Let’s play, et Give it a trial » là où nous sommes engloutis dans des habitudes ou des patterns réactifs qui nous amènent toujours à la même place d’inconfort.

Changer une chose et ressentir. 6 manières pour se sentir bien dans le Flow no. 20  

La Pleine conscience est devenue un phénomène ai-je lu dernièrement dans le journal La Presse. Et si l’imprévisible était dans la Pleine conscience qui remettra l’énergie en mouvement et les systèmes abusifs par terre.

L’avenir tout le monde l’envisage de façon catastrophique […] moi je pense que ça ne va pas se produire comme ça […] il va se produire une révolution de l’intérieur, une révolution du cœur.  » B. Vergely https://www.facebook.com/lessymboles/videos/1495429813866117/

‘’arriver’’ là où tout sera SOI où tout sera redevenu PLUS.

Revenir à notre Essentiel

Revenir,  parce que nous y avons déjà été, dans cet Essentiel…ou dans l’Essence-Ciel ou Essence originale.

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Crépuscule, huile, 30 X 24 po. tous droits réservés @ ginette dorais

Faire le tri pour arriver à l’Essentiel…expression qu’on entend souvent.

Le tri : trier le superflu, l’inutile, le trop de…

Nous avons à certains moments le sentiment d’être submergés, d’être en train d’être engloutis. Difficile à première vue de mettre le doigt sur ce sentiment qui se présente comme un malaise d’abord : nous ne sommes plus à l’aise dans notre vie, dans notre corps, dans notre tête.

Ça peut prendre un certain temps avant de prendre conscience de ce trop.

Mais soudain, un déclencheur arrive et là ça suffit comme dit Sophie, ‘’Ça suffit ma Sophie » parce que là, nous sommes en train d’étouffer,  »tu es figée ma Sophie », plus rien ne peut nous arriver tant que nous n’y mettrons pas le temps de regarder ce qui se passe.

Sinon, ce sera autrement que nous serons obligés à y regarder : un accident, une perte d’emploi, une maladie, un événement domestique…quelque chose n’a pas passé et nous nous sentons pris dans un enchevêtrement impossible.

Courage, il faudra du courage pour accepter que le retour est la seule issue possible vers le tout début, vers le commencement de soi. Revenir à notre Essentiel.

Mais quel est donc cet Essentiel ? Cet Essentiel, le sien, cet Essentiel pour soi, pour vivre, pour respirer à nouveau. Cet Essentiel, celui qui remplira tout à lui seul, dans lequel nous serons pleins.

Ce sera pour certains, bien peu et pour d’autres, un peu plus.

Mais ce chemin du retour à l’Essentiel prendra la route de la connaissance de soi.

Car pour se débarrasser de ce qui nous bloque la vue, il nous faudra se donner rendez-vous avec soi-même.

L'essentiel
U. Leone-Pixabay

Faire le tri de toutes ces choses, ces sentiments, ses blessures, ses relations…Trier, oui mais pour trier nous aurons besoin de critères, c’est-à-dire, de se poser les bonnes questions sur la réalité du moment présent,  celle où nous sommes rendus, là, aujourd’hui.

Pour changer de route l’on devra vider ses valises et choisir ce que nous y mettrons pour revenir à voyager léger dans l’Essence de ce que l’on est, au plus profond de soi.

Nous allons examiner en premier les choses qui nous impatientent, nous irritent. Oh nous pouvons fermer les yeux mais pas pour longtemps si nous voulons à nouveau respirer la joie de se projeter en avant.

Alors ce sera ces vêtements dans lesquels nous ne vibrons plus, ce sera ces amitiés qui ont pris des routes différentes et avec lesquelles nous partageons que le superficiel, ce sera les aliments qui nuisent à notre mieux-être, ce sera les paysages quotidiens qui ne nous stimulent plus et avec lesquels nous avons terminés , ce sera ce travail qui nous étouffe et nous empêche de faire contribuer nos talents, ce sera la maison, ou la couleur des murs, de la literie.

Parfois,  c’est que nous avons trop de choses à s’occuper, nous désirons avoir plus de temps pour ce qui nous épanouit.

Parfois,  c’est juste que nous avons terminé une étape, et qu’il nous faut choisir autre chose pour continuer à progresser.

Revenir à l’Essentiel, c’est aussi simplifier tout ce qui nous pèse en réorganisant nos routines et en éliminant ce qui nous est devenu moins attirant.

Pour chacun ce sera différent, selon là où la prise de conscience s’est faite.

Revenir à l’Essentiel c’est aussi dégager de l’espace pour se déposer dans le silence, dans la nature, dans soi-même pour s’entendre, pour s’aimer et accepter de changer les habitudes néfastes, les choses devenues inutiles, les relations qui ne nous poussent plus vers l’avant…

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Gerd Altmann-Pixabay

Dans cette démarche de retour à l’Essentiel, le temps ne compte pas, le temps sera le temps que cela prendra, le temps nécessaire pour ‘’arriver’’ là où tout sera SOI où tout sera redevenu PLUS.

Réflexion inspirée par un statut FB de ma nièce Brigitte qui vit le deuil de l’un de ses frères, mort tragiquement dans un accident de la route.