Cure de printemps

Aventure-détox – Équinoxe du printemps

Ma nouvelle lecture du soir : Vivre sans pourquoi d’Alexandre Jollien chez Seuil dans la collection L’Iconoclaste.

Le zen me ramène chaque jour au corps, au silence, à la paix, à une existence plus simple et moins automatique. Alexandre Jollien.

Cette phrase d’Alexandre Jollien m’a fait figer car voilà qu’elle traduit exactement ce que je vis présentement.

J’ai commencé une cure détox de sept jours à la suite d’une enfilade d’indices me disant que c’était pour moi le bon temps d’enfin m’y mettre à cette cure de printemps à l’équinoxe de mars. À la suite d’un post FB de mon amie Sylvie, je m’inscris à un webinaire donné par Amy Webster, sur son site Simplement cru. Après réflexion, je me suis abonnée à sa cure Easy Detox de trois semaines…un coaching, des ressources, deux semaines de préparation et des recettes pour accompagner la cure.

 

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Monika Baechler Lucerne Switzerland–Pixabay

J’avais fait des détox printanières il y bien longtemps mais c’était avec des composés de plantes. Pratiquant une alimentation végétalienne, le passage à une semaine d’alimentation crue m’apparut naturel d’autant plus que j’adore faire des recettes crues. Jus et smoothies verts pour les trois quarts de la journée avec pour le souper salade ou soupe crue. Le fait d’avoir payé m’oblige à m’y engager sérieusement. Amy Webster est très généreuse avec son information et sa cure est très facile à suivre, l’encadrement est bien fait. Je la recommande sans hésiter.

Et bien ce qui est tout à fait surprenant dans cette petite aventure-détox, qui se vit à l’équinoxe du printemps, c’est tout ce qui surgit à chaque jour de cure, comme observations, réflexions et bienfaits.

Le calme qui s’installe dans le corps qui me remercie de lui accorder enfin son espace dans ma vie, comme s’il avait soudainement l’occasion de se reposer. Le silence qui remplit mon intérieur m’apaise.

Mon frigo est rempli à ras bord de toutes sortes de feuilles et légumes verts : épinards, mâche, roquette, kale, pousses. Mes bacs sont remplis de carottes, de céleri, de betteraves, de radis, de poivrons …BIO bien sûr car on élimine les toxines il va sans dire.

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Pelambung-Pixabay

Les jus et les smoothies varient et leur simplicité permet fraîcheur et plaisir. Lorsque qu’après les deux premiers jours, je goûte à un bleuet bio ou une carotte, ou une pomme…wow j’avais oublié leur goût si merveilleux, mes papilles s’excitent de tant de plaisir.

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Congerdesign-Deutsch-Pixabay

Manger devient autre chose, devient conscience, devient présence. 

On ne peut pas être sur le pilote automatique quand on absorbe tous ces nutriments si présents dans les jus et les smoothies verts (60 à 80 % vert et 40 à 20% fruits).

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Mes smoothies vert @ginette dorais

Je participe à me nourrir, je prends conscience du pourvoir qu’ont ces aliments de me faire du bien.

Je me sens au fur et à mesure de plus en plus en contrôle de ma vie et de mon bien-être au travers les choix de ce que je mets dans le mélangeur … je me choisis.

Comme j’ai étudié la phytothérapie et la naturothérapie, je comprenais bien l’importance de se détoxiquer régulièrement au moins aux équinoxes du printemps et de l’automne…mais avec les années ça avait glissé dans l’oubli.

Cette reprise de mon bien-être est extraordinaire surtout qu’elle fait suite au grand ménage de ma maison que j’ai commencé en fin d’année passée.

Cette rencontre était due car c’est la cure qui est venue vers moi. Je me demande pourquoi je ne l’ai pas fait avant… mais le meilleur temps pour faire les choses est toujours celui du temps où tout est parfaitement aligné, où l’on est prêt et ceci est ni mieux ni meilleur pour aucun car le temps est virtuel. Et vivre sans pourquoi…voilà!

Une décision, un pas et ça y est…Vive la détox!

 

Faire son ordinaire

Dans un sens ou parfois dans un autre

Je suis une amoureuse des petites choses du quotidien depuis toujours.

Par exemple, j’aime tout ce qui est l’ordinaire comme ma mère et d’autres de son époque pouvaient dire ’’ faire son ordinaire’’.

L’expression  »faire son ordinaire » veut dire tout simplement de faire toutes ces choses qui sont ordinaires dans une maison mais sans lesquelles notre maison perdrait de sa qualité et de son confort.

J’aime tout ce qui se fait dans une maison, par exemple j’aime beaucoup repasser le linge. C’est pour moi un temps de méditation où mon esprit se dépose sur le mouvement du fer à repasser. Mais je me rends compte que les choses à faire qui se font manuellement sont celles où je suis le plus à l’aise, je n’aime pas le bruit des machines.

J’aime étendre mon linge sur la corde à linge, dehors au grand air. J’aime plier le linge, je fais attention aux plis, parfois les draps sont pliés dans un sens et une autre fois je les plie dans l’autre sens, pour varier, pour ne pas toujours les plier de la même façon.

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Congerdesign-pixabay

Ce qui m’amène ici à vous parler des 5 visions sur notre vie quotidienne que Michael Puett, professeur d’histoire chinoise à l’université Harvard a mis en évidence chez les philosophes chinois. (Envie de vous partager ma lecture-découverte dans mon dernier Flow anglais.)

D’abord, le philosophe Confucius, 551-471 BC, nous dit qu’il est possible de briser nos patterns en changeant de petites choses dans notre vie de tous les jours. Nous sommes portés à réagir aux situations, aux autres et à nos émotions et celles des autres, pouvant créer des conflits. Souvent après coup, l’on pense qu’on aurait pu réagir autrement. Alors selon Confucius, nous pouvons briser ces patterns réactifs, en mettant dans notre quotidien des rituels, des habitudes de gentillesse, de politesse et d’attention aux autres qui seront pour nous alors, comme une sécurité. Par exemple, prendre l’habitude de dire bonjour à ses collègues de travail en dépit des conflits qu’il pourrait y exister. Ceci crée un espace où l’on n’est plus le jouet de nos émotions mais où l’on apprend à les gérer. Confucius nous dit qu’on peut, grâce à des rituels, devenir une personne différente, grandir et briser les patterns pour trouver de nouvelles manières d’être avec les autres.

La deuxième vision est celle de Mencius, 371-289 BC. Mencious nous dit que nous avons tendance à prendre pour acquis que le monde est prédictible et stable. Donc pour être heureux, il nous suffit de se connaître et de trouver la meilleure version de nous-mêmes. Ce qui suppose qu’on ne tient pas compte de l’imprévisible qui arrive toujours. Donc Mencious nous dit que nous devrions plutôt être comme des jardiniers ou des fermiers vivant dans un monde qui change constamment avec les saisons . Nous devons aborder la vie de la même façon. Un processus en constant changement où l’on est en relation avec le changement :  soit on y répond ou l’on change de direction.

Troisième vision, Laozi au 6 e siècle nous dit que le pouvoir n’est pas dans la force mais dans la faiblesse. Nous pensons que le pouvoir veut dire être fort,  puissant et imposer aux autres. Selon Laozi, c’est absolument le contraire. Si vous voulez faire un impact sur les autres c’est par la gentillesse et la vulnérabilité. En démontrant notre compréhension et en étant flexible, en essayant de toujours faire la bonne chose au bon temps, nous pouvons changer les situations. C’est la vraie force selon Laozi.

Quatrième vision, chaque chose est énergie. La peur et la colère nous draine beaucoup d’énergie et nous rend épuisé. Ces émotions nous vident de notre énergie. Selon les philosophes chinois, il y a une autre manière pour avoir de l’énergie. C’est en faisant les choses qui génèrent de l’énergie dans notre vie de tous les jours. Comment savoir ce qui nous procure cette énergie et bien c’est en se posant des questions sur ce que l’on fait.‘’ Comment je me sens quand je fais cette chose’’ voilà. C’est juste ça. Est-ce que je suis rempli et que j’ai envie de partager. Quand on fait ce qui nous nourrit l’on se sent vibrant, radieux, on a envie de partager avec les autres. Tous nos sens sont plus réceptifs, nous sommes plus présents. Le QI circule librement sans entrave. C’est en changeant notre énergie que nous changerons l’énergie du monde. Si nous sommes tous dans une énergie fluide et rayonnante, imaginez le monde alors.

La cinquième vision, nous devons entraîner notre spontanéité. Zhuangzi 369-286 BC. Ce que nous prenons pour de la spontanéité n’est que la réponse apprise qui suit nos habitudes et nos patterns. Pour Zhuangzi, c’est d’abord en apprenant le piano, qu’après nous pouvons être spontanés dans l’exécution de ce que nous ressentons. C’est en entraînant la spontanéité que nous devenons ouvert sur le monde, en se libérant de nos patterns par la pratique de petites choses différentes dans notre vie quotidienne, C’est quand on a maîtrisé les bases du piano qu’on peut jouer, quand nous embrassons la vie à cœur ouvert et que nous sommes ouverts au monde qui nous entoure, c’est là que nous pouvons être vraiment spontanés.

The PathDepuis 2006, Michael Puett a enseigné un cours d’études de premier cycle à l’Université de Harvard sur la philosophie chinoise, examinant comment les textes chinois classiques sont pertinents aujourd’hui. Le cours est maintenant l’un des plus populaires de Harvard, le troisième seulement après « l’introduction à l’informatique » et «principes de l’économie.»  M. Puett et l’écrivaine Christine Gross-Loh ont distillé l’essence de son cours dans  » The Path: What Chinese Philosophers Can Teach Us About the Good Life ”  ,acheté par les éditeurs dans 25 pays, y compris la Chine.

Quand on change nos habitudes, l’énergie commence à recirculer—pas seulement en nous-mêmes mais aussi entre nos rencontres avec les autres.

Changer des habitudes n’est pas facile surtout en alimentation…mais lorsqu’on y parvient, une à la fois, l’énergie qui revient est absolument libératrice à tant de niveaux.

Alors j’ai envie de dire, «Let’s play, et Give it a trial » là où nous sommes engloutis dans des habitudes ou des patterns réactifs qui nous amènent toujours à la même place d’inconfort.

Changer une chose et ressentir. 6 manières pour se sentir bien dans le Flow no. 20  

La Pleine conscience est devenue un phénomène ai-je lu dernièrement dans le journal La Presse. Et si l’imprévisible était dans la Pleine conscience qui remettra l’énergie en mouvement et les systèmes abusifs par terre.

L’avenir tout le monde l’envisage de façon catastrophique […] moi je pense que ça ne va pas se produire comme ça […] il va se produire une révolution de l’intérieur, une révolution du cœur.  » B. Vergely https://www.facebook.com/lessymboles/videos/1495429813866117/

Mes bols, les bols et les rituels de repas

Les bols du Bouddha

Certains disent qu’on appelle ces bols-repas, bols du Bouddha à cause du ventre rond de Bouddha. Mais ce serait un peu plus que ça, ce serait en fait dans la tradition du bouddhisme Ahimsa, dans le respect de la non-violence à tout être vivant. Ces bols étant végétariens ou végétaliens.

C’est très tendance actuellement un peu partout tant dans les blogs que dans les livres de cuisine ou les restaurants.

Pour ma part, il y a quelques années, je me suis intéressée aux bols dont je fais collection depuis. Surtout les bols japonais et ceux fait par des céramistes d’ici.

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Quelques-uns de mes bols préférés

J’ai fait en 2011, une série d’œuvres portant sur la thématique du bol, inspirée par le rituel Zen de moines bouddhistes du repas pris en trois bols. On appelle ce rituel oryoki pour la pratique de la pleine conscience en mangeant. L’exposition s’est intitulée «Terre verte»

Oeuvre Acrylique, thématique des 3 bols, @ ginettedorais.com
Terre verte, acrylique, 30 X 60 po. tous droits réservés @ginette dorais

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